Mowlavi:Djalâl-od-Din
Roumi ( ou Balkhi ), né à Balkh,
suivi en Asie Mineure, dés son enfance, son père Bahâ-od-Din
Mohammad ( connu sous le nom de Bahâ-é Valad ) à cause
de l'invasion mongole (1230); la famille s'installa à Konyé où
Mowlavi mourut (1273); son monastère et son tombeau y
subsistent. On l'appelle aussi Mowlanâ et Mollâ-yé
Roumi. Il s'instruisit auprès de son père et d'un disciple de
celui-ci:Borhân-od-Din Mohaqqeq de Termez; il compléta
ses études en Syrie; de retour à Konyé, il enseigna la théologie
jusqu'à ce qu'il fit la rencontre d'un mystique nommé Chams-od-Din
Mohammad ebn Ali de Tabrizi; sous l'ardente inspiration
de celui-ci, il fut saisi d'un extrême enthousiasme. Durant cette période
qui embrasse les trente dernières années de sa vie, le poète réalisa
ses grands ouvrages. Son Masnavi ( environ 2600 distiques )
est considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature
mystique de tous les temps; les plus importantes questions
religieuses et morales y sont magistralement traitées et illustrées
d'anecdotes, de traditions et de proverbes. D'autre part, son
recueil de ghazals, recueil qui porte le nom du maître qui
l'inspirait, Chams-od-Din Tabrizi, est un océan bouillonnant
d'effusion lyriques et de sublimes pensées; dans la plupart de ces
ghazals, l'expression est animée de l'ardeur violente qui
saisissait le poète en diverses circonstances; le poète s'y
adresse à un être invisible et incomparable et parle tantôt de
leur union et tantôt de leur séparation. En outre on lui doit un
recueil de quatrains (robâ'i) bien connu, un traité de
mystique et des épîtres en prose. Son style, dans la tradition des
poètes du Khorassan, est limpide, remarquablement simple,
sans affectation ni fioritures.
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